Beaucoup de documentation de projet s’arrête à “voici comment ça marche”,
sans jamais montrer “voici la preuve que ça marche vraiment, mesurée”. Les
tests et leurs résultats sont pourtant ce qui distingue une affirmation
d’une preuve.
Repartir des critères de réussite
Vos tests ne s’inventent pas au dernier moment : ils découlent directement
des critères de réussite du cahier des charges — voir
Définir son besoin
et son tableau des fonctions. Si le critère est “taux de tri ≥ 80% sur 20
essais”, le test consiste littéralement à faire les 20 essais et compter.
Un protocole de test simple
Copier le gabarit de protocole (Markdown)
## Test : taux de tri correct
**Critère visé** : ≥ 80% sur 20 essais (voir cahier des charges)
**Méthode** : déposer 20 déchets connus (mélange plastique/verre/métal)
un par un sur le tapis, noter la catégorie détectée par le robot.
**Conditions** : éclairage du Forum des Sciences (simulé avec ...),
température ambiante.
## Résultats
| Essai | Déchet réel | Détection | Correct ? |
|---|---|---|---|
| 1 | Plastique | Plastique | ✅ |
| 2 | Verre | Métal | ❌ |
| ... | ... | ... | ... |
**Taux obtenu** : 17/20 = 85% — critère atteint.
Présenter les résultats clairement
Un tableau pour des mesures répétées (comme ci-dessus).
Une vidéo courte pour un comportement dynamique (un mécanisme qui
bouge, un robot qui se déplace) — souvent plus parlant qu’une
description écrite.
Un graphique si vous avez des mesures continues (température dans le
temps, vitesse selon la charge).
Montrez aussi les échecs
Un test qui échoue (12% des essais ratés dans l’exemple ci-dessus) n’est pas à cacher. Notez dans quelles conditions ça échoue — c’est une information aussi utile que le taux de succès, et ça rejoint la section « Limites connues » vue dans Rendre son projet transmissible.
Exercice
Choisissez un critère de réussite de votre cahier des charges, écrivez son
protocole de test avec le gabarit ci-dessus, exécutez-le réellement, et
notez les résultats — y compris les échecs.